Ne pouvoir aimer
Je ne puis aimer ; l’éblouissement des orages dont les grondements des cieux veulent avaler l’ensemble de la terre ; les gouttes de la pluie tapante, sur les carreaux, dont la mélodie est semblable à celle d’un joueur de xylophone ; la lueur des étoiles, dans l’étendue noire des douces nuits, qui, de leur piédestal, nous montre le ridicule niveau de notre vie ; les couchés du soleil qui fond, dans les étendues vaseuses de l’océan, laissant une trace rougeâtre, se vidant de son propre sang comme meurt l’astre majestueux avant l’éternelle nuit sombre, royaume de la grande dame blanche ; les balades sous les pommiers dont l’été les fait pleurer de leurs parures blanches-rosâtres ; les douces mélodies qu’aiment fredonner les oiseaux pour émouvoir leur conquête ou tout simplement pour célébrer la venue du jour ; l’humidité de l’eau qui descend le long de mon dos lorsque je me lave ; le soleil matinal qui me réveille de mes songes ; la chaleur du foyer dans laquelle dansent ses flammes d’un rythme endiablé ; le chant des torrents d’argent qui s’amuse à faire valser la lune ; les rires des enfants que l’on voit, jouant et souriant, dévaler les pentes remplies de hautes herbes dans lesquelles ils aiment à se laisser tomber ; le parfum d’une peau étrangère que l’on hume, et que l’on caresse du bout de ses doigts, comme on le ferait d’une fleur que l’on cueille au printemps ; les petits bambins qui, s’accrochent à nos jambes pour qu’on les protèges, ou ceux qui nous sautent au cou pour nous embrasser sur nos joues ; les femmes qui, par de grands actes d’affections, tiennent à nous montrer la grandeur leur amour.
Toutes ces choses, je ne puis les aimer… Les aimer simplement. C’est un fait. Je ne puis que les chérir de tout mon cœur.
WZ




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